vendredi 1 décembre 2017

Négociation Annuelle Obligatoire : 2018

Le 29 novembre lors de première réunion NAO, la direction n'a fait aucune proposition !!!

On a juste eu droit à une présentation du contexte économique de la société et à poser nos revendications.
Nouveauté, la direction nous a annoncé qu'elle comptait boucler la négociation en seulement deux réunions !!!
Le mercredi 6 décembre se tiendra la seconde et dernière réunion
 (selon la direction) avec les propositions finales de la direction.

jeudi 23 novembre 2017

Ascométal : six mois pour trouver un repreneur

Ascométal, le groupe spécialisé dans les aciers spéciaux, dont le siège est à Hagondange (Moselle) et qui a une unité à Custines (580 salariés en Lorraine) a obtenu hier à Strasbourg son placement en redressement judiciaire.

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a donné six mois à Ascométal pour trouver un repreneur. Placé en redressement judiciaire hier matin, le géant des aciers spéciaux (1 415 salariés, dont 580 à Hagondange et Custines) va profiter de cette période d’observation pour étudier les offres de reprise, dont certaines sont déjà officiellement formulées, à l’instar du suisse Schmolz et Bickenbach (depuis lundi) et de l’espagnol Sidénor (depuis hier, selon la presse ibérique). Deux administrateurs judiciaires ont été nommés : Me Paul Patry (Strasbourg) et Me    Philippe Jeannerot (Paris) vont superviser cette transition, dont un premier bilan d’étape a été fixé au 10 janvier 2018.
Dès vendredi, un comité central d’entreprise à Paris se penchera aussi sur l’avenir de la société. « Nous avons subi de plein fouet les baisses des prix du pétrole, mais le cadre du redressement judiciaire va nous permettre de rechercher des repreneurs pour, autant que possible, l’ensemble des sites et du personnel d’Ascométal », résume Me Guilhem Brémond, spécialiste des retournements d’entreprise et conseil de la direction de l’entreprise.

Contacts maintenus avec Liberty House Group

Marqués par le scénario crispant de 2014 lorsque Frank Supplisson l’avait emporté sur le brésilien Gerdau, les représentants du personnel étaient prudents hier. « Je veux être clair : Gerdau avait peut-être un avantage industriel mais socialement c’était inacceptable avec 500 postes et deux sites en moins », analysait Yann Amadoro (CGT, majoritaire au comité central d’entreprise) au sortir de l’audience qui a duré une heure et demie, avec jugement immédiat à la clé. « On attend les offres. On sera attentif au projet industriel, au périmètre économique et social de la reprise. Les sociétés intéressées sont des concurrents, qui connaissent le marché », insiste Yann Amadoro. Philippe Giraudeau (CFDT, Dunkerque) est confiant : « J’espère qu’il y aura un avenir pour le groupe. »
L’audience, qui s’est déroulée en présence de Jean-Loup Rousseau, président d’Ascométal SAS, muet à sa sortie du tribunal, a évoqué, selon nos informations, le cas de Liberty House Group , de l’Indien Sanjeev Gupta, avec lequel les négociations étaient très avancées ces dernières semaines. Le groupe anglo-indien ne s’est pas officiellement manifesté ces derniers jours mais les contacts seraient entretenus avec Ascométal et l’État français par le biais du comité interministériel de restructuration industrielle.
En interne, Ascométal a du pain sur la planche. L’annonce de son dépôt de bilan a des conséquences sur ses prestataires : le site de Fos-sur-Mer est bloqué depuis mardi par des fournisseurs qui exigent d’être payés. À Hagondange, une société d’intérim, Axia, a retiré une centaine de ses employés mardi, mettant en cause le fonctionnement de l’aciérie (lire par ailleurs).


Source

COMPTE-RENDU DU CE DU 21 NOVEMBRE 2017



lundi 20 novembre 2017

Lorraine : dépôt de bilan pour Ascométal

© FTV
La direction d'Ascométal a demandé lundi 20 novembre 2017 le dépôt de bilan du sidérurgiste auprès de la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg.

Ce spécialiste des aciers spéciaux emploie 680 personnes en Lorraine.

Trois repreneurs européens seraient en lice.

L'annonce du dépôt de bilan a été faite aux syndicats vendredi par la direction d’Asco Industries.

Cette situation serait lié aux conséquences du dumping chinois qui a fait s'effondrer les cours de l'acier. Une situation paradoxale puisque même si le groupe manque d'argent, les carnets de commandes d'Hagondange notamment seraient pleins selon nos informations.

Le dossier a été déposée ce lundi matin à Strasbourg (Bas-Rhin) car c'est le tribunal de Grand Instance le plus proche (droit alsacien-mosellan) à disposer d'une chambre commerciale dimensionnée pour étudier le redressement judiciaire d'entreprises de cette taille. Pour mémoire, en Alsace-Moselle, cette chambre commerciale du TGI remplace le Tribunal de commerce qui n'existe pas en droit local.



De source syndicale, la première audience pourrait avoir lieu ce mercredi matin.

Trois repreneurs

Ils sont tous européens, et l'un d'entre-eux au moins, Schmolz et Bickenbach, aurait dès aujourd'hui confirmé son intérêt pour une reprise.

Les trois sidérurgistes repreneurs potentiels :

Reste que ce soir, aucune information n'a filtré sur les conditions exactes de ces projets de reprise, notamment sur le nombre de salariés...

Une nouvelle page à venir

C'est un nouvel épisode, dans la vie déjà agitée de ces sites lorrains, héritiers de feu Usinor.

Le 22 mai 2014, les 566 salariés d'Ascométal Hagondange (Moselle) ne cachaient pas leur soulagement : le tribunal de Nanterre venait de valider l'offre de reprise des sites français du sidérurgiste par Franck Suplisson.
L'objectif du Président d'ASCO Industrie Holding était alors de faire du site d'Hagondange une référence en matière de recherche et développement.

Le point sur l'historique récent d'Ascométal en Lorraine :




Les sites d'Ascométal en France :


Afficher Ascométal en France - janvier 2014 sur une carte plus grande

Source

mercredi 15 novembre 2017

Les employés de Gepor lèvent leurs barrages à ArcelorMittal Florange

Les manifestants de Gepor ont décidé d’arrêter leur action. La direction s’est engagée à maintenir l’activité avec l’accord d’ArcelorMittal.
Une cinquantaine d’employés ont bloqué l’accès de l’usine à froid d’Arcelor-Mittal et la gare de fret d’Ebange depuis lundi. Photo Pierre HECKLER

Les camions peuvent à nouveau circuler au rond-point Sainte-Agathe d’ArcelorMittal à Florange et les trains aussi à la gare de triage de fret d’Ebange. Les salariés de Gepor ont levé leurs barrages installés depuis lundi après une ultime rencontre avec la direction de leur entreprise et surtout celle d’ArcelorMittal dont ils sont une filiale.
Le document signé accepté par les représentants syndicaux assure le maintien de l’activité de Gepor pour les trois à cinq prochaines années. « S’il devait y avoir une baisse d’activité, nous serions alors repris par le groupe ArcelorMittal Atlantique Lorraine, indique Luis De Freitas, délégué CFDT. C’est un vrai engagement, comme nous le voulions. Donc la situation a été débloquée ».
Protégés dans le cadre de l’accord sur cinq ans signé en 2012 entre l’État et Mittal, suite à l’arrêt des hauts-fourneaux d’ArcelorMittal, les salariés de Gepor craignaient à terme que leur activité soit reprise par un prestataire unique pour l’ensemble du groupe. Spécialisé dans la logistique et le transport, Gepor emploie 188 personnes sur le site portuaire de Thionville-Illange.

Fin de Conflit : GEPOR / Direction AMAL

Ce matin un CE extraordinaire s’est déroulé à Florange sur les conséquences industrielles économiques et sociales des actions qui ont lieu depuis quelques temps. 

Bien entendu le bilan présenté par la direction est lourd de conséquences négatives pour Florange et Gépor.

Les membres CFDT de Florange ont décidé hier que les garanties obtenues dans le courrier, mardi 14 novembre à 14 heures étaient de nature à débloquer la situation immédiatement et qu’il fallait préciser et poursuivre le dialogue social dans Gépor.

Ainsi à partir d’hier mardi 14 à 18 heures avec nos collègues de Gépor nous avons informé les salariés de notre position.

Ce matin après avoir rappelé nos positions à la direction de Florange dans un tour de table au CE, l’ensemble des OS ont admis qu’effectivement ces engagements devaient être précisés lors de réunion dans Gépor mais qu’à ce moment, ils constituaient une base solide permettant le déblocage de la situation.

C’est sur ces principes qu’actuellement la section CFDT de Gépor communique avec les salariés de Gépor.

La Section Syndicale CFDT de Florange