mercredi 6 mars 2013

Sécurisation de l'emploi, la CFDT signe un accord pour l’emploi et le dialogue social

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Moins de précarité et de licenciements, plus de droits et de dialogue social : avec l’accord du 11 janvier sur la sécurisation de l'emploi, la CFDT mise sur l’emploi de qualité.
Le marché du travail français est malade. Et cela ne date pas d’hier. Pour s’en convaincre, quelques chiffres suffisent. Cinq  millions de chômeurs et autant de précaires ; 17,6% des salariés à temps partiel et 9% en contrat court. Le problème est surtout qu’ils y restent. En France, les chances d’évoluer d’un CDD à un CDI sont passées de 45% en 1995 à 12,8% en 2010. En Europe, le taux est de 25,8%. Or qui dit contrat court ou temps partiel subi dit difficultés d’accès au logement, à la santé, à la formation…

S'attaquer à l'hyper-flexibilité du marché du travail

Dans la négociation sur la sécurisation de l’emploi, c’est en priorité à cette réalité que la CFDT a voulu s’attaquer. Et changer la donne pour ceux qui portent à eux seuls l’hyper-flexibilité non avouée du marché du travail français. La CFDT a ferraillé durant les trois mois de la négociation face au patronat afin d’obtenir satisfaction sur ses « quatre exigences incontournables » : la taxation des contrats courts, la limitation des temps partiels subis, des droits rechargeables pour les demandeurs d’emploi, la généralisation à tous les salariés de la complémentaire santé. « Objectifs atteints ! », a pu se féliciter le secrétaire national Patrick Pierron, qui a mené la négociation.
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Au plus tard le 1er janvier 2016 – si ce n’est avant par des négociations de branche ou d’entreprise – quatre millions de salariés aujourd’hui non couverts par une complémentaire santé collective pourront en bénéficier. L’avancée est considérable en termes d’accès aux soins mais aussi de pouvoir d’achat : aujourd’hui, ces salariés, essentiellement dans les très petites et moyennes entreprises, doivent financer de leur poche une couverture complémentaire individuelle… quand ils le peuvent.

Autre avancée, un premier pas pour réguler les contrats courts, dont le nombre a doublé en dix ans. En 2011, 66% des embauches étaient des contrats de moins d’un mois. Les entreprises qui en abusent devront mettre la main à la poche : la cotisation d’assurance-chômage versée par l’employeur est augmentée de 75% pour les contrats de moins d’un mois et de 40% pour les contrats de un à trois mois. L’objectif, explique Patrick Pierron, est d’« inciter les entreprises à jouer le jeu de l’emploi de qualité ». Dans cette même logique, les employeurs qui embauchent un jeune de moins de 26 ans en CDI seront exonérés de cotisation d’assurance-chômage pendant trois mois, si la personne va au-delà de sa période d’essai. Il faut savoir que la moitié des salariés en CDD ont moins de trente ans. « Cela sécurise la période d’essai et incite les entreprises à embaucher des jeunes en CDI », se félicite Patrick Pierron. Toujours pour lutter contre la précarité, la CFDT a obtenu la limitation des temps partiels subis, qui touchent surtout les femmes, avec un socle de droits s’appliquant à tous.

Des droits pour les demandeurs d'emploi 

Les demandeurs d’emploi n’ont pas été oubliés. Des droits rechargeables à l’assurance-chômage vont être mis en place, selon le principe suivant : vous avez cotisé huit mois, vous avez droit à huit mois d’indemnisation, vous reprenez un travail au bout de quatre mois ; la question, c’est comment tout ou partie des quatre mois qui restent peuvent être à nouveau crédités si vous vous retrouvez à nouveau au chômage par la suite. Les modalités seront définies d’ici la fin de l’année, dans le cadre de la négociation de la nouvelle convention d’assurance-chômage, qui régit les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi. De plus, les salariés perdant leur emploi conserveront à l’avenir leurs droits à une complémentaire santé-prévoyance durant douze mois au lieu de neuf. Enfin, une prime de mille euros sera versée aux demandeurs d’emploi en contrat de sécurisation professionnelle (CSP) expérimental (pour les précaires) dont les droits ne leur permettraient pas de finir leur formation.
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La deuxième priorité de la CFDT dans cette négociation était de favoriser les parcours professionnels des salariés. Les mesures en ce sens sont nombreuses : « création d’un compte personnel de formation tout au long de la vie, élargissement des possibilités de formation pour les jeunes en CDD, création d’un conseil en évolution professionnelle, allongement de la durée du congé de reclassement, facilitation de l’accès au logement pour les nouveaux entrants sur le marché du travail, les salariés en contrat court ou en mobilité professionnelle », énumère Patrick Pierron. L’accord instaure également un « droit à une période de mobilité volontaire sécurisée », qui permet de tester un emploi auprès d’un autre employeur avec la garantie de pouvoir revenir à son entreprise d’origine en cas d’échec.

Autre changement, la négociation obligatoire sur la gestion de l’emploi et des compétences (GPEC) sera élargie aux grandes orientations du plan de formation, à l’utilisation des différentes formes de contrat de travail, dont les contrats de génération, et aux projets de mobilité interne de l’entreprise. Une manière de donner davantage de visibilité aux représentants du personnel sur les perspectives d’évolution des emplois et des compétences de l’entreprise.

Anticiper pour ne pas subir

Plus largement, les élus au comité d’entreprise et au CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail), les délégués du personnel et les délégués syndicaux auront une meilleure vision de la stratégie de l’entreprise. Le processus d’information-consultation s’appuiera sur une base de donnée recensant l’ensemble des informations économiques et sociales (investissement social, matériel et immatériel ; rémunérations des salariés, dirigeants et actionnaires ; aides publiques ; sous-traitance ; flux commerciaux et financiers intra-groupe) passées et prévisionnelles sur les trois ans à venir. Elle doit leur permettre, si besoin grâce à un droit à l’accompagnement par un expert, de tirer la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard. Dans les deux à trois-cents plus grandes entreprises (plus de 5 000 salariés en France ou 10 000 dans le monde), les salariés seront par ailleurs représentés par un ou deux administrateurs salariés avec voix délibérative… Une demande syndicale de longue date à laquelle le patronat avait jusqu’alors toujours refusé de céder !
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C’était d’ailleurs la troisième grande priorité de la CFDT dans la négociation sur la sécurisation de l’emploi : « anticiper les mutations économiques avec les (IRP) instances représentatives du personnel ». Selon ses responsables, il s’agit là de la « clé de voûte de la sécurisation de l’emploi dans l’entreprise ». C’est à partir de ce nouveau rôle confié aux élus syndicaux que pourront être négociés des accords de maintien dans l’emploi. Objectif ? Permettre à des entreprises qui connaissent de graves difficultés conjoncturelles de passer le cap sans passer par la case licenciement. Ce type d’accords existe déjà. Mais sans aucun cadre juridique, ni pour les entreprises ni, surtout, pour les salariés. Pour le meilleur comme à Bosch Vénissieux, qui a réussi par la suite une reconversion dans le photovoltaïque, ou chez Poclain Hydraulics, où les salariés ont été récompensés de leurs efforts par une prime. Mais aussi pour le pire, comme à Continental Clairoix, qui a fermé deux ans après le sacrifice consenti par les salariés. C’est ce cadre manquant que vise à apporter l’accord conclu le 11 janvier : « Il faudra désormais une difficulté conjoncturelle avérée, un diagnostic économique préalable, un accord majoritaire à 50% qui ne pourra pas dépasser deux ans et demandera les mêmes efforts aux patrons et aux actionnaires, [l’accord] devra comporter une clause de retour à meilleure fortune et maintenir l’emploi », expliquait récemment Laurent Berger dans Le Monde.

Un syndicalisme qui change la vie des salariés

Enfin, l’accord signé par la CFDT revoit les procédures de licenciement collectif, pour éviter des aberrations comme l’annulation de plans sociaux des années après que les salariés ont été licenciés, dont l’affaire Vivéo a été le symbole. Désormais, la procédure et le contenu du plan de sauvegarde de l’emploi seront soit négociés par accord majoritaire, soit contrôlés par l’administration. Pour la CFDT, c’est une sécurité supplémentaire apportée tant aux salariés qu’à l’entreprise. Une vision qui résume la portée de l’accord sur la sécurisation de l’emploi selon Laurent Berger : un texte qui part de « la réalité vécue par les gens », qui s’appuie sur « la responsabilité des organisations syndicales de changer la vie des salariés », qui « limite et encadre la flexibilité dans les entreprises, aujourd’hui à la fois sauvage et omniprésente ».

De nouveaux droits pour les salariés avec l'accord sécurisation de l'emploi

En signant l'accord sur la sécurisation de l'emploi en janvier 2013, la CFDT a obtenu de nouveaux droits pour les salariés, comme l'expliquent les militants dans cette Expression Directe.

Quel(le) salarié(e) êtes-vous ? Votre profil en 5 questions...

En signant l'accord sur la sécurisation de l'emploi, la CFDT a obtenu de nouveaux droits pour les salariés.


mardi 26 février 2013

Romain Tancredi : un Homme Debout au Coeur d'Acier ...


Florange: "le sabotage" (CFDT)


Edouard Martin, le leader CFDT de l'usine ArcelorMittal de Florange(Moselle), a dénoncé vendredi "le sabotage organisé par la direction" des hauts fourneaux, après que la direction a confirmé l'arrêt de deux tours de chauffe sur les trois du haut-fourneau P3, pour des raisons de sécurité.

Lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, vendredi après-midi à Florange, la direction du groupe sidérurgiste a indiqué que deux des trois cowpers (tours de chauffe) du haut-fourneau P6 "ne peuvent plus être exploités" depuis le week-end dernier.  "En conséquence, (ils) vont rester à l'arrêt et seront mis en sécurité", a précisé la direction dans un communiqué. Le 3e cowper du P3, en revanche, "sera maintenu en chauffe jusqu'à la fin de la procédure d'information" prévue par l'accord entre Mittal et le gouvernement, et qui se termine au plus tôt le 12 avril.

Concernant l'autre haut-fourneau de Florange, le P6, la direction a assuré que ses cowpers "seront maintenus en activité jusqu'à la fin de la procédure légale". Le groupe industriel indique par ailleurs qu'il a demandé aux services préfectoraux d'inspecter les cowpers du P3. "ArcelorMittal veut montrer à l'Etat qu'il y a un danger pour le personnel du fait de la défectuosité des cowpers, et ainsi que l'Etat donne son feu vert pour arrêter le troisième", a expliqué à l'AFP Edouard Martin.

Mais le syndicaliste rappelle que l'accord de Matignon, signé par ArcelorMittal et Jean-Marc Ayrault en novembre dernier, disposait que les outils devaient être maintenus en état jusqu'à l'issue de la procédure d'information.

lundi 18 février 2013

Merci à vous Guy et Jean-René ...

La CFDT et l'Intersyndicale des ArcelorMittal de Florange tiennent à remercier très chaleureusement la générosité dont ont fait part Guy Bedos et Jean-René Pouilly lors du spectacle donné le 15 février 2013 à la Passerelle de Florange.


La totalité de leur recette a été reversée sur les comptes de l'Intersyndicale.



Un très Grand MERCI pour votre Soutien sans Faille !!!!


L'Acier Lorrain vivra avec vous également ...









jeudi 7 février 2013

Strasbourg le 06 février 2013 ...

mardi 5 février 2013

ACTION A STRASBOURG "LE 06 FEVRIER 2013"...

Environ 2 000 salariés d’ArcelorMittal ont rendez-vous à Strasbourg, demain en fin de matinée, pour une grande manifestation contre « la casse sociale et industrielle » à l’œuvre ces dernières années dans le groupe sidérurgique dirigé par Lakshmi Mittal. Les Liégeois, encore sonnés par la disparition programmée d’une grande partie de leur filière à froid et ses 1 300 emplois supprimés un an après l’arrêt de leurs hauts fourneaux, seront à la manœuvre dans la ville-siège du Parlement européen et constitueront le gros des troupes. « Sur cinq ans, le groupe a détruit 70 000 emplois , s’inquiète David Camérini, leader du syndicat chrétien CSC, et toutes les familles qui vont avec. Il faut que l’on dise stop au pillage des aides publiques et au capitalisme débridé à la mode Mittal. Ce modèle est suicidaire pour notre continent. » « Arrêtons le massacre » Après deux coups de semonce à Bruxelles (500 salariés) puis Namur (entre 1 500 et 2 000) et des échanges musclés avec les forces de l’ordre, des consignes de modération ont été données dans les rangs de sidérurgistes belges. « Mais que peut-on faire face au désespoir ? », plaide encore David Camérini, qui pense pouvoir compter sur la présence de 1 500 à 2 000 compatriotes, demain. Il est rejoint dans l’analyse par Edouard Martin (CFDT) et l’intersyndicale de Florange (CGT-FO-CFDT) mais également l’OBGL luxembourgeois et des collègues espagnols. « Il faut que les parlementaires européens arrêtent Mittal. D’ailleurs, au-delà des discours, il faut que les politiques européens nous disent ce qu’ils comptent faire contre la désindustrialisation galopante du continent tout entier. Arrêtons le massacre », exige le leader syndical lorrain. Après de nombreuses mobilisations ces dernières années à Luxembourg ou à Bruxelles, Strasbourg sera l’occasion pour les syndicats du groupe de se compter. « Le constat est évidemment très cruel car Mittal piège les salariés en mettant les sites en concurrence. Malgré la solidarité de façade, chacun pense d’abord aux siens. C’est la preuve que l’Europe syndicale reste encore à construire », juge Édouard Martin, qui sera en Alsace demain avec probablement « une centaine de Florangeois ». R.L. du 05/02/2013