mercredi 29 août 2012
mardi 28 août 2012
MENSONGES !
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MENSONGES !
Vos élus de l’intersyndicale (CFDT, CGT et FO) ont quitté la séance du C.E. ordinaire du 28 août 2012, suite à l’article paru dans la presse locale de ce jour :
« A Florange, sur le site de Sainte Agathe, le sidérurgiste investit 10 M€ dans un creuset et dans l’équipement d’une soudeuse laser pour produire l’Usibor sur la ligne de galvanisation »… MENSONGE !
Aujourd’hui, l’investissement de la soudeuse laser n’est qu’en phase d’étude.
« La montée en puissance de la ligne de Galvanisation en 5 équipes cet automne »… MENSONGE !
La direction n’a pris aucune décision concernant la 5ème équipe.
La direction d’ArcelorMittal Florange a confirmé, durant ce C.E., que les informations contenues dans cet article sont erronées et fausses ! Mais elle refuse de faire un démenti.
Pour l’intersyndicale cette campagne de désinformation n’a pour but que de mettre le doute dans l’esprit des salariés concernant la situation du site.
Nous craignons, dans les semaines à venir, des annonces de la direction concernant nos outils et nos emplois.
Aujourd’hui, plus que jamais, soyons mobilisés. L’avenir de nos emplois en dépend.
L’Acier Lorrain Vivra !
samedi 25 août 2012
« Le même acier ! »
Le syndicaliste emblématique de la sidérurgie lorraine a de la suite dans les idées. Edouard Martin surveille de près le sort du sidérurgiste italien Riva confronté, depuis quelques semaines, à de très sérieuses difficultés dans son usine Ilva de Tarente dans les Pouilles, au sud de la péninsule. La justice italienne veut fermer ce site, le plus pollué d’Europe, le temps de le mettre aux normes environnementales européennes. Elle vient, en tout cas, de mettre sous séquestre une partie des installations « pour catastrophe écologique. » Les installations concernées sont celles de la filière chaude (hauts fourneaux, cokerie, agglomération, parc à minerai et aciérie) qui oblige l’usine à tourner au ralenti. Le site emploie quelque 11 600 salariés. Mais Riva peut-il engager ces travaux nécessaires et pour combien de temps, tout en maintenant le fonctionnement du complexe ? Edouard Martin n’hésite pas un instant et suggère que Florange vienne au secours de Riva.
« Le même acier ! »
De fait, pour le syndicaliste lorrain, « Tarente a besoin de temps et d’argent pour ne pas risquer une condamnation définitive. Le site produit 3 millions de tonnes de coils par an. Le même acier plat qu’ArcelorMittal produit en Lorraine. Alors pourquoi Florange ne pourrait-il pas servir de solution alternative provisoire le temps de la réfection du chaud de Tarente ? » Il suggère un partenariat entre Riva, présent en Lorraine à Neuves-Maisons, et ArcelorMittal afin de suppléer le sidérurgiste italien. « Et comme ça, on démontrerait que Florange a la capacité de répondre aux exigences des clients de Riva à Tarente. » Et surtout, cela permettrait de relancer les deux hauts fourneaux lorrains.
Il a déjà fait connaître son idée du côté du ministère du Redressement productif, relayé par le maire de Florange, Philippe Tarillon, qui compte bien obtenir le soutien des pouvoirs publics alors que ces derniers doivent rencontrer, dans les prochains jours, la direction d’ArcelorMittal.
La belle idée se heurte pourtant à la réalité. La décision de faire appel à un autre sidérurgiste revient en premier lieu à Riva. Et il n’est pas sûr que l’Italien se tournerait vers le numéro un mondial, un de ses plus sérieux concurrents, pour le dépanner. La direction d’ArcelorMittal France nous a confirmé, hier, qu’aucune demande n’était venue du groupe Riva. Sollicitée, la direction de Riva à Tarente, très prudente, nous réserve sa réponse pour les prochains jours. Affaire à suivre.
R.L. du 25/08/2012
dimanche 29 juillet 2012
LE RAPPORT FAURE :
«Viable, fiable et rentable.» Tels sont, selon les syndicats, les termes employés par le rapport d'une mission d'expertise sur le site d'ArcelorMittal à Florange, où les deux hauts fourneaux sont toujours à l'arrêt.
Remis vendredi au ministre du Redressement productif, ce rapport indique que le site intégré (filière chaude et froide) est «viable, fiable et rentable» et qu'il nécessite un investissement de 400 à 500 millions d'euros.
Le rapport préconise un plan d'investissement rapide
Le rapport a été mené sous la houlette de Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies. Décidée début juin, la mission a examiné «les évolutions du marché de l'acier en France et en Europe, puis a dégagé les pistes permettant d'assurer un avenir industriel et économique pérenne au site sidérurgique de Florange», explique un communiqué du ministère.
Selon le ministère, le document «met en évidence les atouts du site intégré de Florange, idéalement localisé par rapport à ses grands clients, notamment automobiles, et qui se distingue par la technicité des aciers à haute valeur ajoutée produits par ses chaînes à froid, fruits des innovations du centre de recherche et développement voisin de Maizières-lès-Metz». Selon une note de synthèse obtenue par l'AFP, le rapport prône aussi «un plan d'investissement rapide» pour le site «pour compenser les retards» des dernières années et une «prise de décision rapide» pour «conforter (son) avenir et restaurer la confiance».
Les syndicats satisfaits du rapport
Les représentants syndicaux, qui ont rencontré le ministre Arnaud Montebourg vendredi pendant plus de trois heures, se sont dits «satisfaits», à l'instar d'Edouard Martin (CFDT) qui «craignait un essoufflement du gouvernement sur le dossier». «Il faut que les choses aillent très vite», a réagi François Pagano (CFE-CGC) : «Humainement, pour les salariés car ils sont usés, et industriellement car les outils sont à l'arrêt depuis des mois et puis, sortir 5-6 millions pour une filière à l'arrêt, ça ne peut plus durer». «Nous sommes désormais sûrs que le gouvernement a les mêmes priorités que nous : de lever les incertitudes et de travailler pour convaincre Mittal de se positionner - soit il investit, soit il délaisse la filière sidérurgique», a-t-il renchéri.
Le rapport Faure préconise l'instauration «sans délai» d'un «véritable dialogue stratégique» entre l'Etat et le groupe ArcelorMittal. Mais en cas de «divergence irréductible», «il conviendrait d'examiner les perspectives d'évolution de l'actionnariat et le périmètre correspondant», dit-il. Selon les syndicats, le ministre a évoqué divers scénarios, dont celui d'un repreneur (plusieurs se sont déjà manifestés) dans l'éventualité où Mittal délaisserait le site lorrain.
ArcelorMittal prend note de l'invitation de Montebourg
De son côté, la direction d'ArcelorMittal a indiqué avoir reçu vendredi le rapport. «Le rapport reconnaît que la situation européenne de l'acier est préoccupante avec une demande structurellement en baisse», a déclaré la direction dans un communiqué. «Le groupe tient à réaffirmer son engagement vis-à-vis de la France qui reste un pays stratégique pour le groupe», poursuit la direction qui ajoute avoir «également pris note de l'invitation du ministre Arnaud Montebourg à «engager une discussion stratégique» et se dit «prête à poursuivre le dialogue de manière constructive».
Selon les syndicats, le ministre leur a indiqué que le président Hollande s'occuperait personnellement du dossier et rencontrerait en août le patron Mittal, une information toutefois démentie par l'Elysée.LeParisien.fr
mercredi 4 juillet 2012
ArcelorMittal : la tête dans le guidon
Pour ne pas tomber dans les méandres de l’oubli, les représentants d’ArcelorMittal multiplient, depuis le début de leur lutte pour l’emploi, les coups d’éclat médiatiques.
Cette fois, les syndicalistes entendent s’inviter, ce vendredi, à l’étape messine du Tour de France.
À cette occasion, ils ne manqueront pas de rappeler les échéances décisives pour l’avenir du site florangeois. À savoir les conclusions de la mission interministérielle commandée par le gouvernement Ayrault, mais surtout l’annonce de Mittal concernant le devenir de l’ensemble des filières liquides du groupe.
Conscients qu’il ne faudra pas écorner l’image de leur combat, les hommes en rouge et orange se sont mis d’accord pour ne pas perturber la bonne tenue du grand événement cycliste de l’année.
La descente n’en serait que plus dure…
samedi 23 juin 2012
MARDI 26 JUIN 2012 : A.G. DES SALARIES
Attention :Changement du lieu de l'assemblée générale des salariés, elle se tiendra le mardi 26 juin 2012 à 17h00
au COSEC Haut Kème
avenue du collège
à Florange.
Le Combat Continu !
L'Acier Lorrain Vivra !
mercredi 13 juin 2012
A STRASBOURG, LE 12 JUIN 2012 :
Une dizaine de députés européens – luxembourgeois, espagnols, belges et français – autour de Pervenche Berès : la présidente de la commission emploi et affaires sociales au Parlement européen n’était pas seule, hier à Strasbourg, pour recevoir une délégation d’ArcelorMittal. Une délégation européenne détachée par la FEM, la Fédération européenne de la métallurgie. « Ça faisait des mois que l’on souhaitait une table ronde entre syndicats et parlementaires européens, rappelle Philippe Verbeke (CGT), parce que nous avons besoin d’une réponse européenne. » Edouard Martin (CFDT) confirme qu’un contact était souhaité avec le commissaire à l’industrie, Pervenche Berès devrait faire le lien.
L’échange a permis aux représentants des différents sites de « poser les enjeux et notre vision. On est tous dans le groupe et on fait le même constat : Mittal privilégie son activité minière », considère Philippe Verbeke. « Il veut détruire l’industrie européenne et mettre les pays en concurrence », ajoute Edouard Martin. Les deux hommes ont estimé avoir bénéficié, hier, d’une « oreille attentive », d’ailleurs « on a prévu de se revoir assez rapidement pour poursuivre les échanges », assure Edouard Martin. L’idéal serait que cela se fasse en présence de parlementaires des neuf pays dans lesquels Mittal est présent. Et qu’à terme, « Strasbourg puisse faire pression sur la commission de Bruxelles ». L’Europe n’a pas de baguette magique mais les parlementaires peuvent au moins rédiger une directive pour éviter de telles dérives industrielles. Peut-être pourraient-ils même « oser » convoquer les décideurs du groupe pour leur poser quelques questions sur leur stratégie. De ces discussions, des pistes ont émergé, elles doivent être confortées, mais rapidement. « On a essayé de démontrer le degré d’urgence, reprend Philippe Verbeke, il faut une intervention rapide. » La CGT souhaite des mesures coercitives, en jouant par exemple sur les quotas de CO 2. Il faudra aussi tenir compte d’un dernier constat, amer : « L’attitude de Mittal à Florange a beaucoup refroidi l’Europe sur les fonds Ulcos… »
mercredi 6 juin 2012
ArcelorMittal Florange : rencontre avec le Président de la République
ArcelorMittal Florange : rencontre avec le Président de la République
Le Président de la République a reçu l’intersyndicale de Florange durant plus d’une heure.
Il était accompagné de Mr Arnaud MONTEBOURG, Ministre du redressement productif.
Le Président s’est montré très au fait de la situation industrielle de Florange et très
conscient de l’urgence d’une solution pour éviter que le site ne s’installe dans une
fermeture à durée indéterminée qui le condamnerait avec tout son environnement de
sous-traitants et fournisseurs. La CFDT a pu exposer son analyse et les quatre pistes de
solutions qu’elle propose (voir ci-après).
Le Président de la République nous a fait part de deux décisions concrètes qu’il demande
au Ministre du redressement productif de mettre en oeuvre :
1. Une mission d’expertise se mettra en place immédiatement pour rendre ses
conclusions au plus tard le 30 juillet. Elle est chargée d’analyser les conditions de
pérennité du site de Florange, y compris avec un repreneur, et du projet ULCOS
sur ce site. Elle recueillera l’avis de toutes les parties, la direction d’ArcelorMittal,
mais aussi les organisations syndicales et d’autres parties prenantes, telle la
région Lorraine.
2. Le ministre de l’Industrie rencontrera rapidement ses homologues des
pays européens qui accueillent des sites d’ArcelorMittal, afin de faire le
point avec eux des difficultés que pose la stratégie du groupe Mittal pour l’avenir
de la sidérurgie dans l’Union.
Pour la FGMM-CFDT, ses premières décisions sont positives et sont une
concrétisation de l’action possible et nécessaire pour le « redressement
productif », dans le sens annoncé par le Président de la République dans son
programme et dans le cadre du ministère créé à cet effet.
Les quatre pistes de solutions proposées par la « CFDT métallurgie » :
1. La première solution serait qu’ArcelorMittal s’engage fermement sur un
programme d’investissements à la hauteur des besoins (que la mission
d’étude du ministère devra évaluer) de l’ensemble du site intégré de Florange,
avec redémarrage des hauts-fourneaux à une date fixée.
2. Compte tenu de l’intérêt du projet ULCOS pour une sidérurgie verte et compétitive
en Europe, et de son financement, avant tout public, le système industriel de
Florange étant le site pilote, justifierait une gouvernance qui intègre toutes
les parties prenantes du projet ULCOS, ArcelorMittal n’étant que l’opérateur
industriel.
Mais il faut aussi explorer avec le concours de l’État, d’autres solutions pour
Florange et ULCOS, si ArcelorMittal se dérobe à ses responsabilités. Pour la CFDT,
deux autres pistes au moins sont ainsi envisageables, qui toutes deux supposent le
maintien de l’unité industrielle, économique et sociale du site dans son intégralité, car
une simple production autonome du haut-fourneau ne serait pas viable.
3. Florange pourrait intégrer un dispositif industriel existant qui lui garantisse sa
pérennité de producteurs d’aciers techniques à haute valeur ajoutée. Dans cette
hypothèse, il convient de rechercher un repreneur de la totalité des actifs de
Florange.
4. Florange pourrait devenir un producteur européen indépendant. Il conviendrait
alors de trouver des apporteurs de capitaux qui permettent à Florange de
devenir indépendant. En Europe, plusieurs producteurs indépendants existent,
avec la particularité d’être gouvernés selon un « modèle des parties prenantes »
différent du modèle à actionnaire, car intégrant des acteurs locaux (collectivités,
banques, salariés…). Centrés sur les aciers techniques sur des marchés
spécialisés, ces producteurs ont mieux résisté que leurs concurrents généralistes à
la crise actuelle en continuant à investir dans la technicité de leurs équipements et
de leurs produits et parallèlement en limitant les distributions de dividendes. Aux
investisseurs et aux parties prenantes devrait s’adjoindre un opérateur industriel
qui serait en charge de la gestion opérationnelle.
samedi 2 juin 2012
INTERSYNDICALE/RENCONTRE LUNDI AVEC MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE :
Lundi matin, CFDT, CGT et FO seront reçus à l’Elysée par le Président Hollande et le ministre Montebourg. Le lendemain, ce sera au tour de la CGC-CFE. Les demandes avaient été établies séparément. L’Elysée a accédé à leur requête.
Aux yeux des syndicats, il ne reste plus que l’arme politique pour espérer voir la situation évoluer. Pour autant, quelle est la marge de manœuvre du président de la République devant le magnat de l’acier, premier producteur mondial ? « Cette rencontre nous permettra de faire le point, résume Frédéric Weber (CFDT), de réaffirmer les engagements de chacun, de connaître la teneur des échanges entre le gouvernement et le Groupe puisqu’Hervé Bourrier, directeur France, a rencontré Arnaud Montebourg mercredi. »
Les espoirs reposent sur la possibilité d’un « nouveau rapport de force, une pression commune au niveau de l’Europe » et cette fameuse loi. La CFDT y croit dur comme fer. Les spécialistes y travailleraient déjà pour « permettre à l’État d’imposer la recherche d’un repreneur en cas d’un site viable, mais mis en danger pour cause de stratégie à court terme et financière. Si le packaging et la filière liquide sont fermés, 40 % du site de Florange seront remis en cause. Plus de 1000 emplois perdus. Un État doit pouvoir empêcher ça. » Sauf que l’Europe et son traité de Lisbonne excluent toute ingérence dans les affaires d’une entreprise privée. « Oui, il faudra veiller à la comptabilité avec les règles européennes. » Voir les chefs d’État européens, concernés par la politique de « mise sous cocon » de Mittal, s’unir et l’Europe travailler à pareille loi, pourrait paraître réconfortant… mais peu probable, à court terme.
Ce qui fait hurler les syndicats qui, plus que jamais, militent pour d’autres orientations industrielles : lister les secteurs industriels stratégiques et s’assurer que l’État ne s’en désengage jamais complètement. Mittal pourrait alors devenir un cas d’école et une référence en matière d’erreur à ne plus jamais commettre. Ce qui ne consolera pas vraiment Florange qui a besoin d’une solution immédiate. (R.L. du 02/06/2012).
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