A TOUS LES SIDERURGISTES
Le site industriel de Florange a perdu une bataille !
Mais les salariés de la Vallée de la Fensch n’ont pas perdu la guerre !
Des directeurs ont pu capituler, cédant à la panique boursière, oubliant l’essentiel, livrant notre usine aux spéculateurs. Cependant, rien n’est perdu !
Rien n’est perdu, parce que cette lutte est une lutte juste. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour, ces forces écraseront la politique spéculative du Groupe ArcelorMittal. Il faut que les sidérurgistes de Florange, ce jour-là, soient présents à la victoire. Alors, ils retrouveront leur liberté et leur grandeur. Tel est notre but, notre seul but !
Très prochainement, les élus du CCE et CE seront convoqués à des réunions d’information/consultation sur la phase d’arrêt de la filière liquide et des risques sur le Packaging. Or, l’Article 3 de l’accord sur le Comité d’Entreprise Européen n’a pas été respecté, une fois de plus. En effet, cet article dit en substance que « La compétence générale du CEE est limitée à l’information et à la consultation sur les questions économiques et sociales de nature stratégique et transnationale qui concernent l’ensemble du Groupe ARCELOR MITTAL ou au moins deux entreprises situées dans deux Etats membres différents de l’Union Européenne ou qui excédent les pouvoirs des instances de décision dans un seul Etat membre et qui affectent considérablement les intérêts des travailleurs ».
Et pourtant, Liège a fermé, le P6 de Florange va fermer et un autre haut fourneau d’Ekostahl subira le même sort entrainant des flux de métal à travers plusieurs pays européens affectant, par là même, considérablement les intérêts des travailleurs. Ces choix stratégiques sont bien de la compétence du CEE et ArcelorMittal n’a pas crû bon d’inviter les instances européennes.
Pour nous le Groupe se met hors la loi en ne respectant pas ses propres accords. Donc, aucune installation ne doit arrêter sa production tant que les règles d’information/consultation n’auront été respectées.
Un acte de résistance revient aussi aux pouvoirs publics d'Etat qui ne doivent pas accorder au Groupe ArcelorMittal le financement du chômage partiel pour le site de Florange avant qu’au préalable ce dernier ne s'engage à dégager le budget nécessaire à la remise en état de la chaîne d'agglomération de Rombas, des hauts fourneaux P3 et P6 de Hayange, de l'aciérie et coulée continue de Serémange.
Cette solution alternative permettrait de maintenir la filière liquide en état de produire de l'acier le moment venu, elle garantirait du travail à tous les sous-traitants, elle diminuerait fortement l'impact du chômage partiel des personnels d'ArcelorMittal qui pourront épauler la sous-traitance dans les travaux de maintenance.
De plus, la filière packaging qui vit ses pires moments de son histoire doit être confortée par les investissements indispensables sur les outils tels que le 5 cages et les deux lignes d’étamage. L’argumentation fallacieuse de la Direction qui explique la perte de commandes par « l’effet sécheresse » ne tient pas. Le Groupe doit, à l’instar des concurrents, avoir une politique industrielle et commerciale à la hauteur des enjeux.
NOTRE FORCE C’EST NOUS !
Enfin, la plus grande résistance doit venir des salariés eux-mêmes, de tous les salariés quel que soit le statut. Aujourd’hui personne ne peut se prévaloir d’être à l’abri. Il faut démontrer au Groupe et à ses actionnaires que la sidérurgie Lorraine a un avenir et c’est maintenant que ça se décide et vous en êtes les principaux acteurs. Donc si,
Vous êtes en colère contre les décisions du Groupe ? Nous aussi !
Vous êtes inquiets sur votre futur ? Nous aussi !
Vous voulez défendre la sidérurgie de la Vallée de la Fensch ? Nous aussi !
Voilà, pourquoi nous convions tous les sidérurgistes, où qu’ils se trouvent, à s’unir à nous dans l’action, dans la solidarité et dans l’espérance.
Rendez-vous le vendredi 23 septembre 2011 à 10h devant les Grands Bureaux d’ArcelorMittal
Notre industrie est en péril. Luttons tous pour la sauver !
mardi 20 septembre 2011
WISE MECA TEST FLORANGE :
WISE MECATEST : La fin d’un système
Depuis le lundi 12 septembre à 6h, les salariés de l’entreprise Wise Mecatest étaient en grève. Accompagné et soutenu par la CFDT depuis la première heure, le personnel lançait, un an après le dernier conflit, un nouvel appel au secours.
Cet atelier, indispensable pour le contrôle des essais physiques de nos bobines avant envoi chez les clients, subit depuis de nombreuses années un totalitarisme de la part de son patron.
Les demandes des salariés sont connues et reconnues, mais restaient inaudibles à la direction :
Changement de la direction de l’entreprise
Embauches conséquentes permettant une meilleure organisation du travail
Un plan de formation digne de ce nom
Dédommagement du trop versé à Malakoff
Paiement des heures de grève
Mise en place d’élection du personnel
Augmentation de salaire
Annuler les licenciements de deux salariés
Ce mouvement de colère n’est pas le premier. Déjà en mai 2010, 4 jours et 4 nuits de grève, avaient mis à jour de nombreux dysfonctionnements dans cette entreprise.
La CFDT avait exigé que la direction d’ArcelorMittal intervienne pour un suivi des pratiques plus que douteuses de ce patron voyou.
Mais chassez le naturel, il revient au galop !!!
La lutte est payante, les salariés ont enfin obtenu gain de cause,
Un changement de prestataire pour un transfert de l’activité doit aboutir dans un délai de 6 mois maximum.
La direction confirme un processus de deux embauches en cours, des embauches complémentaires seront discutées en fonction de l’activité prévisionnelle des prochains mois.
La direction va analyser le plan de formation afin d’identifier des formations complémentaires ne passant pas forcément par l’organisme PARSEC.
Pendant la durée de transition, les actions menées feront l’objet d’une information mensuelle d’un représentant de la direction d’ArcelorMittal. Seront également abordés les besoins de maintenance des outils.
A l’issue du jugement du litige en cours opposant Wise Mecatest et Malakoff, tous les salariés ayant travaillé au sein de l’entreprise seront, s’il y a lieu, dédommagés du trop versé des cotisations sociales indûment perçues par Malakoff.
Les salariés ne subiront pas de perte de salaire du fait des jours de grève.
L’organisation des élections a été mis en place, la finalisation de ces élection aura lieu le 04 octobre 2011.
Chaque salarié sera reçu par la direction afin de faire un examen de sa situation salariale dans les semaines à venir. Tous les avantages mis en place par la direction (tickets restaurant, prime sécurité semestrielle et prime vacance) seront conservés.
Un des deux salariés ne fera pas l’objet d’un licenciement dans le cadre de la procédure initiée par l’envoi d’une lettre recommandée.
DES CHOIX! DES ACTES!
Depuis le lundi 12 septembre à 6h, les salariés de l’entreprise Wise Mecatest étaient en grève. Accompagné et soutenu par la CFDT depuis la première heure, le personnel lançait, un an après le dernier conflit, un nouvel appel au secours.
Cet atelier, indispensable pour le contrôle des essais physiques de nos bobines avant envoi chez les clients, subit depuis de nombreuses années un totalitarisme de la part de son patron.
Les demandes des salariés sont connues et reconnues, mais restaient inaudibles à la direction :
Changement de la direction de l’entreprise
Embauches conséquentes permettant une meilleure organisation du travail
Un plan de formation digne de ce nom
Dédommagement du trop versé à Malakoff
Paiement des heures de grève
Mise en place d’élection du personnel
Augmentation de salaire
Annuler les licenciements de deux salariés
Ce mouvement de colère n’est pas le premier. Déjà en mai 2010, 4 jours et 4 nuits de grève, avaient mis à jour de nombreux dysfonctionnements dans cette entreprise.
La CFDT avait exigé que la direction d’ArcelorMittal intervienne pour un suivi des pratiques plus que douteuses de ce patron voyou.
Mais chassez le naturel, il revient au galop !!!
La lutte est payante, les salariés ont enfin obtenu gain de cause,
Un changement de prestataire pour un transfert de l’activité doit aboutir dans un délai de 6 mois maximum.
La direction confirme un processus de deux embauches en cours, des embauches complémentaires seront discutées en fonction de l’activité prévisionnelle des prochains mois.
La direction va analyser le plan de formation afin d’identifier des formations complémentaires ne passant pas forcément par l’organisme PARSEC.
Pendant la durée de transition, les actions menées feront l’objet d’une information mensuelle d’un représentant de la direction d’ArcelorMittal. Seront également abordés les besoins de maintenance des outils.
A l’issue du jugement du litige en cours opposant Wise Mecatest et Malakoff, tous les salariés ayant travaillé au sein de l’entreprise seront, s’il y a lieu, dédommagés du trop versé des cotisations sociales indûment perçues par Malakoff.
Les salariés ne subiront pas de perte de salaire du fait des jours de grève.
L’organisation des élections a été mis en place, la finalisation de ces élection aura lieu le 04 octobre 2011.
Chaque salarié sera reçu par la direction afin de faire un examen de sa situation salariale dans les semaines à venir. Tous les avantages mis en place par la direction (tickets restaurant, prime sécurité semestrielle et prime vacance) seront conservés.
Un des deux salariés ne fera pas l’objet d’un licenciement dans le cadre de la procédure initiée par l’envoi d’une lettre recommandée.
DES CHOIX! DES ACTES!
samedi 10 septembre 2011
vendredi 9 septembre 2011
ILS ONT OSE ! ACTIONS INTERSYNDICALE AUJOURD'HUI!
Ils ont osé !
Voila, le couperet est tombé. Nos craintes étaient légitimes.
ArcelorMittal annonce la fermeture du 2e haut fourneau (P6) à partir du 1er Octobre 2011 pour une durée indéterminée. Ce qui est certain c’est qu’il sera à l’arrêt au minimum jusqu'à la fin de l’année 2011.
La direction est incapable d’annoncer une date de reprise, elle se contente de dire qu’elle l’espère le « plus tôt possible » (sic)
Après la situation dramatique du packaging, le groupe en rajoute une couche en arrêtant la chaine d’agglo, les hauts fourneaux, l’aciérie et la coulée continue.
Au total, ce seront plus d’un millier de salariés qui se retrouveront sans travail en plus des intérimaires remerciés (plus de 400) et des sous traitants (plusieurs centaines).
ArcelorMittal confirme la mise en place du chômage partiel pour le T4 dont on connaitra les modalités très prochainement.
Le talent pool (l’intérim maison) refait surface et la maintenance des outils réduite à néant. Dans quel état seront les installations lorsqu’il faudra redémarrer ?
La Lorraine et Florange sont de nouveaux frappés par la logique spéculative d’ArcelorMittal. La situation est pire que celle de 2009 où l’ensemble des industries et des sites étaient en souffrance et tournaient au ralenti.
En effet, le groupe condamne Florange, non parce qu’il n’y a plus de commandes mais pour obtenir un maximum de profit.
Pendant ce temps, les sites côtiers tournent à plein y compris en faisant des heures supplémentaires.
Le temps n’est plus à la réflexion, il nous faut agir !
De la capacité de tous à nous mobiliser, salariés, CDI, intérimaires, sous-traitants et élus, dépendront les futurs choix sociaux et industriels pour l’avenir de Florange.
Ensemble et massivement refusons l’arrêt de la filière liquide et des lignes du packaging !
Tous unis exigeons d’ArcelorMittal le maintien en activités de tous les outils Florangeois.
L’acier c’est notre métier
Au vu du Comité d’établissement du matin 09 Septembre, vos élus vous feront un retour des mesures sociales mises en place par la direction.
Soyons nombreux
VENDREDI 9 SEPTEMBRE A 13H
AU PASSAGE A NIVEAU DE DASPICH
(Florange, Rue des Romains)
Parce que d'autres solutions sont possibles, ensemble et nombreux, indignons-nous et exigeons le maintien de l'activité industrielle à Florange.
Voila, le couperet est tombé. Nos craintes étaient légitimes.
ArcelorMittal annonce la fermeture du 2e haut fourneau (P6) à partir du 1er Octobre 2011 pour une durée indéterminée. Ce qui est certain c’est qu’il sera à l’arrêt au minimum jusqu'à la fin de l’année 2011.
La direction est incapable d’annoncer une date de reprise, elle se contente de dire qu’elle l’espère le « plus tôt possible » (sic)
Après la situation dramatique du packaging, le groupe en rajoute une couche en arrêtant la chaine d’agglo, les hauts fourneaux, l’aciérie et la coulée continue.
Au total, ce seront plus d’un millier de salariés qui se retrouveront sans travail en plus des intérimaires remerciés (plus de 400) et des sous traitants (plusieurs centaines).
ArcelorMittal confirme la mise en place du chômage partiel pour le T4 dont on connaitra les modalités très prochainement.
Le talent pool (l’intérim maison) refait surface et la maintenance des outils réduite à néant. Dans quel état seront les installations lorsqu’il faudra redémarrer ?
La Lorraine et Florange sont de nouveaux frappés par la logique spéculative d’ArcelorMittal. La situation est pire que celle de 2009 où l’ensemble des industries et des sites étaient en souffrance et tournaient au ralenti.
En effet, le groupe condamne Florange, non parce qu’il n’y a plus de commandes mais pour obtenir un maximum de profit.
Pendant ce temps, les sites côtiers tournent à plein y compris en faisant des heures supplémentaires.
Le temps n’est plus à la réflexion, il nous faut agir !
De la capacité de tous à nous mobiliser, salariés, CDI, intérimaires, sous-traitants et élus, dépendront les futurs choix sociaux et industriels pour l’avenir de Florange.
Ensemble et massivement refusons l’arrêt de la filière liquide et des lignes du packaging !
Tous unis exigeons d’ArcelorMittal le maintien en activités de tous les outils Florangeois.
L’acier c’est notre métier
Au vu du Comité d’établissement du matin 09 Septembre, vos élus vous feront un retour des mesures sociales mises en place par la direction.
Soyons nombreux
VENDREDI 9 SEPTEMBRE A 13H
AU PASSAGE A NIVEAU DE DASPICH
(Florange, Rue des Romains)
Parce que d'autres solutions sont possibles, ensemble et nombreux, indignons-nous et exigeons le maintien de l'activité industrielle à Florange.
jeudi 8 septembre 2011
FLASH INFO: ANNONCES DU C.C.E. DU 08 SEPTEMBRE 2011/ ILS ONT OSE !
Suite à la réunion du CCE d'Arcelor Mittal à Paris le 8 septembre, le P6, second haut-fourneau de la Fensch va à son tour être arrêté le 1er octobre prochain de même que l'Agglomération, l'Aciérie et la C.Continue et ce jusqu’à une date indéterminée .
TOUTES ET TOUS DEMAIN! INDIGNONS NOUS! ILS ONT OSE!
13H AU PASSAGE A NIVEAU DE DASPICH A FLORANGE
DEFENDONS NOS EMPLOIS!!!
DES CHOIX! DES ACTES !
TOUTES ET TOUS DEMAIN! INDIGNONS NOUS! ILS ONT OSE!
13H AU PASSAGE A NIVEAU DE DASPICH A FLORANGE
DEFENDONS NOS EMPLOIS!!!
DES CHOIX! DES ACTES !
mercredi 7 septembre 2011
ACTION INTERSYNDICALE : VENDREDI 09 SEPTEMBRE! INDIGNONS-NOUS!
Indignons-nous!
Encore à nous de payer ?!
Lors du C.E. du 30 août, la Direction a brossé un tableau qui pose des questions quant à l'avenir du site de Florange. Le dernier trimestre 2011 s'annonce très difficile et le chômage partiel serait en ligne de mire. Une fois de plus le personnel florangeois devrait se serrer la ceinture et faire les frais d'une logique uniquement pilotée par les aspects financiers « court terme ». En effet, la direction explique que le marché des aciers pour emballage est très tendu pour des raisons de prix, de sécheresse et de clients qui se tourneraient vers la grande importation (Asie) foutaise! Dans ce contexte déjà difficile, c'est l'augmentation des prix de vente qui rend la situation encore plus difficile. Le marché de l'automobile ne serait pas bon non plus. Celui de l'industrie et de la construction serait morose aussi. Bref, rien n'irait plus à Florange. En attendant, tout ça n'effraie pas le Groupe qui achète à tour de bras des mines à travers le monde, la dernière en date à plus de 5 milliards de dollars. Et ce n'est pas fini.
Justement, et c'est là où le foutage de gueule se profile, la direction, le plus sérieusement du monde, justifie la baisse d'activités du site par des coûts fixes plus élevés à Florange que les autres sites de la BD Nord. Et lorsqu'elle est interrogée sur le mode de calcul des frais fixes, elle rétorque que c'est un pourcentage du taux d'activité ! Là, fermez le ban, on nous prend pour des cons !
En juillet dernier, le Groupe décide d'arrêter le P 3 car la demande d'acier serait en baisse, quelques temps après avoir redémarré d’autres H.F? A croire que subitement tous les clients de Florange, et seulement eux, auraient arrêté de commander de l'acier. Résultat, aujourd'hui ArcelorMittal va recourir au chômage partiel pour les salariés de Florange mais fait venir chaque mois 110 000 T de brames de l’extérieur. Pourtant, rien ni personne ne garantit que le 2ème haut fourneau de Florange continuera sa production normalement d'ici la fin de l'année ! Donc, dans leur logique financière implacable, le tonnage de brames venant de l'extérieur va s'accentuer, les frais fixes de Florange se dégrader et le chômage total pour tous d'ici la fin de l'année ! Imparable ! ArcelorMittal tire deux balles dans chaque genou des salariés lorrains et leur reproche de ne pas faire la course en tête !
Il est temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière, non ?
Que l'économie globale ne soit pas au diapason certes, chacun peut le constater. De là à toujours faire supporter tout le poids de la baisse de conjoncture aux mêmes, non. Depuis 2008, Liège et Florange sont les parents pauvres de la BD Nord, coupables désignés d'office. Les « deuxièmes couteaux » sont les premiers à se partager la misère que veut bien lui laisser le Groupe. Pourtant, lorsque le Groupe donne les moyens à ses deux sites de produire, les résultats sont plus qu'honorables. Malgré le manque d'investissement lourd indispensable pour faire face à la concurrence internationale (cela rappelle le scénario de fermeture de Gandrange), les prix de revient de Florange talonnent les meilleurs.
Ce qui pourrait être reproché au site lorrain c'est de ne pas avoir des hauts fourneaux flambants neufs et de plus grosses tailles. Il ne tient qu'à ArcelorMittal d'accélérer les investissements nécessaires et promis à Florange (Ulcos notamment).
Les atouts de Florange sont la diversité de production, une usine intégrée et la proximité de ses clients.
Pour le reste, il y a tout ce qu'il faut pour réussir comme démontré à chaque fois que nécessaire. Des clients satisfaits (d'ailleurs il serait bon de connaître le flux métal dans la BD Nord et ainsi mieux comprendre où passent les commandes), du personnel qualifié et motivé (pour combien de temps encore ?), un réseau de sous-traitants efficace, la proximité du centre de recherche et des infrastructures routières, ferroviaires et fluviales de tout premier plan. Mais pour Mittal ce n'est toujours pas assez. Et bien, pour les salariés de Florange il y en a assez. La coupe est pleine et il est temps de balayer tout ça dans l'unité ! Stop ! Ils ne paieront pas deux fois les errements de la direction ni la politique ultra financière de Mittal.
==>Pour dire non à toutes ces injustices, à cette politique opaque sur les commandes et la sous-charge des outils ;
==>Pour refuser le chômage et la baisse des salaires de l'ensemble des salariés du site ;
==>Pour soutenir les intérimaires et les sous-traitants ;
==>Pour exiger de l'équité de traitement dans les investissements, dans les embauches et dans le traitement social :
Les syndicats de Florange organisent une conférence de presse et invitent tous les salariés (CDI, CDD, intérimaires, sous-traitants) à une Assemblée Générale le
VENDREDI 9 SEPTEMBRE A 13H
AU PASSAGE A NIVEAU DE DASPICH
Parce que d'autres solutions sont possibles, ensemble et nombreux, indignons-nous et exigeons le maintien de l'activité industrielle à Florange !!!
Encore à nous de payer ?!
Lors du C.E. du 30 août, la Direction a brossé un tableau qui pose des questions quant à l'avenir du site de Florange. Le dernier trimestre 2011 s'annonce très difficile et le chômage partiel serait en ligne de mire. Une fois de plus le personnel florangeois devrait se serrer la ceinture et faire les frais d'une logique uniquement pilotée par les aspects financiers « court terme ». En effet, la direction explique que le marché des aciers pour emballage est très tendu pour des raisons de prix, de sécheresse et de clients qui se tourneraient vers la grande importation (Asie) foutaise! Dans ce contexte déjà difficile, c'est l'augmentation des prix de vente qui rend la situation encore plus difficile. Le marché de l'automobile ne serait pas bon non plus. Celui de l'industrie et de la construction serait morose aussi. Bref, rien n'irait plus à Florange. En attendant, tout ça n'effraie pas le Groupe qui achète à tour de bras des mines à travers le monde, la dernière en date à plus de 5 milliards de dollars. Et ce n'est pas fini.
Justement, et c'est là où le foutage de gueule se profile, la direction, le plus sérieusement du monde, justifie la baisse d'activités du site par des coûts fixes plus élevés à Florange que les autres sites de la BD Nord. Et lorsqu'elle est interrogée sur le mode de calcul des frais fixes, elle rétorque que c'est un pourcentage du taux d'activité ! Là, fermez le ban, on nous prend pour des cons !
En juillet dernier, le Groupe décide d'arrêter le P 3 car la demande d'acier serait en baisse, quelques temps après avoir redémarré d’autres H.F? A croire que subitement tous les clients de Florange, et seulement eux, auraient arrêté de commander de l'acier. Résultat, aujourd'hui ArcelorMittal va recourir au chômage partiel pour les salariés de Florange mais fait venir chaque mois 110 000 T de brames de l’extérieur. Pourtant, rien ni personne ne garantit que le 2ème haut fourneau de Florange continuera sa production normalement d'ici la fin de l'année ! Donc, dans leur logique financière implacable, le tonnage de brames venant de l'extérieur va s'accentuer, les frais fixes de Florange se dégrader et le chômage total pour tous d'ici la fin de l'année ! Imparable ! ArcelorMittal tire deux balles dans chaque genou des salariés lorrains et leur reproche de ne pas faire la course en tête !
Il est temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière, non ?
Que l'économie globale ne soit pas au diapason certes, chacun peut le constater. De là à toujours faire supporter tout le poids de la baisse de conjoncture aux mêmes, non. Depuis 2008, Liège et Florange sont les parents pauvres de la BD Nord, coupables désignés d'office. Les « deuxièmes couteaux » sont les premiers à se partager la misère que veut bien lui laisser le Groupe. Pourtant, lorsque le Groupe donne les moyens à ses deux sites de produire, les résultats sont plus qu'honorables. Malgré le manque d'investissement lourd indispensable pour faire face à la concurrence internationale (cela rappelle le scénario de fermeture de Gandrange), les prix de revient de Florange talonnent les meilleurs.
Ce qui pourrait être reproché au site lorrain c'est de ne pas avoir des hauts fourneaux flambants neufs et de plus grosses tailles. Il ne tient qu'à ArcelorMittal d'accélérer les investissements nécessaires et promis à Florange (Ulcos notamment).
Les atouts de Florange sont la diversité de production, une usine intégrée et la proximité de ses clients.
Pour le reste, il y a tout ce qu'il faut pour réussir comme démontré à chaque fois que nécessaire. Des clients satisfaits (d'ailleurs il serait bon de connaître le flux métal dans la BD Nord et ainsi mieux comprendre où passent les commandes), du personnel qualifié et motivé (pour combien de temps encore ?), un réseau de sous-traitants efficace, la proximité du centre de recherche et des infrastructures routières, ferroviaires et fluviales de tout premier plan. Mais pour Mittal ce n'est toujours pas assez. Et bien, pour les salariés de Florange il y en a assez. La coupe est pleine et il est temps de balayer tout ça dans l'unité ! Stop ! Ils ne paieront pas deux fois les errements de la direction ni la politique ultra financière de Mittal.
==>Pour dire non à toutes ces injustices, à cette politique opaque sur les commandes et la sous-charge des outils ;
==>Pour refuser le chômage et la baisse des salaires de l'ensemble des salariés du site ;
==>Pour soutenir les intérimaires et les sous-traitants ;
==>Pour exiger de l'équité de traitement dans les investissements, dans les embauches et dans le traitement social :
Les syndicats de Florange organisent une conférence de presse et invitent tous les salariés (CDI, CDD, intérimaires, sous-traitants) à une Assemblée Générale le
VENDREDI 9 SEPTEMBRE A 13H
AU PASSAGE A NIVEAU DE DASPICH
Parce que d'autres solutions sont possibles, ensemble et nombreux, indignons-nous et exigeons le maintien de l'activité industrielle à Florange !!!
mercredi 31 août 2011
LA CFDT SIGNE L'ACCORD "FINISHING" FLORANGE:
Le 6 mai 2011, les organisations syndicales et la direction du finishing de Florange ont entamé une négociation d’un accord relatif à l’organisation du temps de travail sur le département. Cette longue négociation, capitale pour les salariés, a trouvé, le 25 juillet, une issue qui garantit les intérêts de chacun.
Une négociation capitale pour les salariés
Depuis le milieu des années 1970, les entreprises cherchent à devenir plus flexibles en
modifiant l’organisation du travail et en baissant leur masse salariale pour répondre aux changements intervenus dans leur environnement économique.
A Florange, l’instabilité et la cyclicité des marchés, les difficultés de prévisions, l’imposition de passer à des contrats trimestriels, les effets liés à la spéculation des clients sur les prix entraînant stockage ou déstockage, tous ces arguments, maintes fois répétés par les directions, refont régulièrement surface, avec leur cortège de mesures d’adaptation.
Année par année, les salariés des Tôles Fines et du Packaging subissent de façon régulière les fluctuations plus ou moins longues des volumes de commandes.
Ainsi, depuis le mois de juin, les réunions extraordinaires du Comité d’Etablissement se suivent avec leur contingent de mauvaises nouvelles qui ont toutes un objectif …. de flexibilité.
La flexibilité externe, elle frappe en premier les intérimaires, les sous-traitants et les CDD. Cela se traduit par l’arrêt des contrats.
La flexibilité interne, elle touche les salariés en contrat CDI. L’entreprise s’adapte aux fluctuations des commandes en jouant sur le temps de travail des salariés, l’imposition des prises de CP, JRTT, solde des compteurs d’heures supplémentaires, développement de la mobilité ou de la polyvalence sans reconnaissance du personnel au sein de l’entreprise, etc…
Et pour couronner le tout, dans son projet d’accord initial,
la direction voulait mettre en place une nouvelle flexibilité.
La flexibilité salariale,elle permet de faire varier, à travers la rémunération des salariés, la masse salariale de l’entreprise. C’est un moyen de répercuter sur les salaires les évolutions des coûts de revient de l’entreprise en fonction de la conjoncture.
La direction voulait rémunérer les salariés en fonction des volumes de charge !!! Les agents seraient payés en appliquant les coefficients d’adaptation à l’horaire des cycles pratiqués et du temps passé au travail.
A chaque baisse, adaptation du cycle de rotation, baisse des salaires, attribution d’une prime, et pour les plus «chanceux ou malheureux», possibilité de faire des heures supplémentaires, toujours si le volume de charge le permet.
En utilisant ces trois types de flexibilité,
la direction souhaitait réduire les coûts de production au maximum.
La CFDT a combattu cette flexibilité débridée.
Nous avons exigé un autre projet d’accord qui protège,
qui garantit, améliore les conditions de travail et fait évoluer la sécurité, l’emploi, la rémunération et les carrières.
Nous avons négocié et obtenu un accord:
-Qui protège mieux et plus longtemps les salariés des aléas du marché.
-Qui donne plus de stabilité aux salaires.
-Qui donne plus de leviers aux membres des commissions de suivi pour influer sur les décisions de la direction.
-Qui respecte les temps de travail prévus dans l’accord CAP 2013 et les diminue, dans certains cas, tout en conservant une rémunération au coefficient C5 du continu.
-Qui concilie salaire et qualité de vie.
Cet accord est un solide amortisseur social pour passer les périodes de crise.
Quand la chute des commandes nous percute de plein fouet, quand les tonnes ne sont plus au rendez-vous, nous avons besoin de garanties sociales pour passer le mieux possible ces périodes de crise. Car, au risque de bousculer certaines croyances bien ancrées et entretenues dans notre département :
ce n’est pas un accord qui impose l’adaptation ;
c’est la charge qui définit les rythmes de travail.
Ce qui va s’appliquer du 1er septembre 2011 au 31 décembre 2015
- Changements de régimes possibles
Le nombre de postes de travail à réaliser par agent sur la période d’annualisation est calculé sur la base du temps de travail de chaque régime horaire de travail (5 - 4 ou 3 équipes), au prorata du temps passé au cours de l’année dans chacun des régimes de travail.
Le nombre de jours de JRTT est recalculé, arrondi au JRTT supérieur.
Autre possibilité d’adaptation, la rotation 5-1, 4-1, 4-2, 3-1 etc…
-Seuils de basculement et maintien dans un régime
Le seuil de basculement entre 3 et 4 équipes ou entre 4 et 5 équipes correspond à 20 postes. Niveau apprécié sur les 3 mois à venir.
En cas de changement du régime de base, la durée minimale de maintien dans le nouveau régime de travail est de deux mois.
Le délai de prévenance, avant changement d’organisation, sera au minimum de 21 jours.
-Adaptation conjoncturelle du régime de travail, maintien de la rémunération
Les parties signataires s’entendent sur le maintien de la rémunération associée au régime continu 5 équipes. Ce maintien est réalisé même si la ligne ou l’activité baisse en régime de travail, aussi bien vers le régime de travail 4 équipes que vers le régime de travail 3 équipes.
Le passage à la rémunération sera réalisé à partir des coefficients d’adaptation à l’horaire de travail applicables aux salariés suite à la mise en œuvre de l’accord Statuts Collectifs.
-Maintien structurel dans un régime de travail, définition de «structurel»
Durant 6 mois consécutifs, s’il y a constat qu’aucun poste supplémentaire de production sur la ligne n’a été réalisé sauf dans le cas de poste supplémentaire causé par un incident de la ligne sur la même semaine et aucun changement de régime de travail de base n’a été opéré.
La rémunération sera adaptée au régime de travail pratiqué.
Au moment de la mise en œuvre de cet accord, en cas de constat pour une ligne ou une activité que durant 6 mois écoulés aucun poste supplémentaire de production n’a été réalisé et qu’aucun changement de régime de travail de base n’a été opéré, la rémunération des salariés, attachés à cette ligne ou activité, sera celle associée au régime pratiqué au 31 août 2011.
-Modalités d’adaptation de la rémunération
Mise en place d’un aléa dégressif linéaire sur une durée de 1 an (l’impact mensuel sera égal au 12e de l’écart de rémunération entre les 2 régimes).
La rémunération des salariés d’une ligne en régime 3 équipes sera maintenue au même niveau que celle du régime 4 équipes.
-Retour à une rémunération associée au régime continu
Pendant que l’aléa dégressif est en cours, dès que 6 postes supplémentaires de production sont réalisés sur la ligne sur une période de 3 mois ou que 12 postes supplémentaires de production sont réalisés sur une année.
Avant que la rémunération ne soit portée au niveau de la rémunération associée au régime continu, les postes réalisés donneront lieu à majoration liée aux contraintes de travail.
Si une équipe complète est appelée sur une autre ligne en postes supplémentaires (cas des équipes polyvalentes), le nombre de postes supplémentaires, réalisés sur l’autre ligne, est cumulé avec les postes supplémentaires de la ligne d’origine.
-Mesure de raccordement
Pour les salariés qui bénéficient, au 31 août 2011, de l’accord TF, la détermination de l’aléa sera reconstituée sur la base du régime continu au 31 août.
Si mise en œuvre d’un aléa, il ne sera appliqué qu’au plus tôt le 1er janvier 2012.
-Spécificité liée à l’accord d’harmonisation de statuts collectifs
Pour les salariés du périmètre ex-AMAL Florange (hors Packaging), l’application de l’aléa sera à hauteur de 6,9 % de la rémunération du régime continu.
-Cas des activités transversales
Pour des activités transversales, les salariés seront traités, du point de vue rémunération, comme la ligne où ils sont affectés. Les polyvalents seront traités avec la rémunération de la ligne au meilleur niveau de rémunération parmi les lignes où ils exercent leur activité.
-Les postes hors cycle et les postes disponibles
Un poste supplémentaire de production se caractérise par la présence de l’effectif nécessaire pour la production de la ligne en marche normale. Seront également appelés postes supplémentaires de production, tous postes appelés pour lesquels cet effectif est présent, bien que la mission majeure de prestation ne soit pas remplie.
Par opposition, les postes supplémentaires de non-production sont caractérisés par un appel à un nombre restreint de salariés d’une équipe.
Les postes supplémentaires ne donnent pas lieu au paiement des majorations pour contraintes de travail quand le salaire est fixé en continu, alors que la ligne ou l’activité est dans un régime de travail différent du continu.
-Postes supplémentaires de production, nombre maximal des postes:
Sur un trimestre, il peut être fait appel en moyenne jusqu’à 5 postes supplémentaires de production et par agent. Pour faire face aux variations plus ponctuelles, un maximum de 6 postes supplémentaires de production peut être demandé par trimestre et par agent dans le respect du seuil maxi de 20 postes sur l’année.
Un droit à absence autorisée rémunérée, équivalente à 1 poste, sera attribué à chaque salarié ayant atteint ce nombre de 5. Ce droit sera géré par le salarié. Il doit être récupéré, au plus tard, au cours du trimestre suivant et en tout état de cause, sur l’année en cours.
Le poste 2 du dimanche ne pourra pas être utilisé en production. Dans la même semaine, il ne sera pas programmé à la fois des postes supplémentaires de production et des postes disponibles pour manque métal.
-Gestion des postes supplémentaires réalisés et traitement de fin de période
Le temps de travail annuel n’est pas augmenté. Les postes supplémentaires de production alimentent un compteur collectif annuel qui repart à 0 en début de chaque année.
Au-delà de la valeur de 5 de ce compteur, deux cas sont possibles :
- En deçà de 16 postes supplémentaires de production réalisés sur l’année par le salarié, les postes supplémentaires alimenteront alternativement le compteur collectif et le compteur salarié. L’alternance commencera par le compteur salarié.
- A partir du 16e poste supplémentaire de production, les postes réalisés alimenteront le compteur salarié.
Les postes supplémentaires de production du compteur salarié ont vocation à être récupérés au cours de l’année et ne donneront pas lieu à paiement en cours d’année.
Les postes au compteur collectif seront utilisés en planification collective.
A l’issue de l’année, les postes de compteur collectif restant alimentent le CET employeur dans les limites légales de celui-ci. Les autres postes du compteur collectif et les postes supplémentaires de production du compteur salarié seront mis en CET salarié (CETS).
-Délai de prévenance
Versement d’une prime équivalente à 1 ou 2 heures en cas d’annulation des postes supplémentaires de production, dans les mêmes délais de prévenance que ceux de l’accord de groupe.
-Postes supplémentaires de non-production
Les postes supplémentaires de non-production seront faits au-delà de la surveillance par appel au volontariat, en tenant compte des compétences nécessaires.
Tous les postes supplémentaires de non-production peuvent, au choix du salarié, donner lieu à paiement au cours du mois de leur pointage ou à récupération à son initiative.
Il sera attribué une prime de 130 € pour chaque poste supplémentaire de non-production réalisés.
Les postes restant en fin d’année peuvent, au choix du salarié, donner lieu à paiement ou à la mise en CET salarié (CETS).
La direction s’engage à rechercher les solutions afin de limiter au minimum le nombre de ces postes (postes de surveillance notamment) et à veiller à un meilleur partage de ces postes entre salariés. On visera un maximum de 12 postes par agent pour l’année.
-Postes disponibles
Les postes disponibles sont à limiter par la mise en œuvre des changements d’organisation.
Les postes supplémentaires constituant le compteur collectif servent, prioritairement, à gérer collectivement les postes disponibles, tout comme le CET employeur.
Les postes disponibles peuvent être utilisés pour le travail participatif, la formation, la réalisation des EP, puis faire l’objet de prise de CP, de JRTT ou d’heures de récupération.
-Autres dispositions, gestion et parcours des salariés
Lors d’un changement de régime de travail à la baisse, des agents peuvent être détachés temporairement, en priorité, sur d’autres lignes ou activités du secteur Finishing ou du site. Ces détachements seront faits en priorité par appel à des volontaires.
Les détachements feront l’objet d’accompagnements spécifiques (parcours professionnels).
-Traitement de la période de transition en fin 2011:
Appel de 5 postes par agent au maximum (postes supplémentaires de production).
Compteur collectif de postes supplémentaires de production avec une limite à 5.
Les heures supplémentaires restantes, à fin août 2011, seront gérées comme les années antérieures, c’est-à-dire avec récupération avant la fin de l’année 2011. Si la marche des installations ne permettait pas la récupération, les conditions de traitement de la période écoulée seront celles définies dans le présent accord pour les postes supplémentaires, hormis l’alimentation du CET employeur.
Une négociation capitale pour les salariés
Depuis le milieu des années 1970, les entreprises cherchent à devenir plus flexibles en
modifiant l’organisation du travail et en baissant leur masse salariale pour répondre aux changements intervenus dans leur environnement économique.
A Florange, l’instabilité et la cyclicité des marchés, les difficultés de prévisions, l’imposition de passer à des contrats trimestriels, les effets liés à la spéculation des clients sur les prix entraînant stockage ou déstockage, tous ces arguments, maintes fois répétés par les directions, refont régulièrement surface, avec leur cortège de mesures d’adaptation.
Année par année, les salariés des Tôles Fines et du Packaging subissent de façon régulière les fluctuations plus ou moins longues des volumes de commandes.
Ainsi, depuis le mois de juin, les réunions extraordinaires du Comité d’Etablissement se suivent avec leur contingent de mauvaises nouvelles qui ont toutes un objectif …. de flexibilité.
La flexibilité externe, elle frappe en premier les intérimaires, les sous-traitants et les CDD. Cela se traduit par l’arrêt des contrats.
La flexibilité interne, elle touche les salariés en contrat CDI. L’entreprise s’adapte aux fluctuations des commandes en jouant sur le temps de travail des salariés, l’imposition des prises de CP, JRTT, solde des compteurs d’heures supplémentaires, développement de la mobilité ou de la polyvalence sans reconnaissance du personnel au sein de l’entreprise, etc…
Et pour couronner le tout, dans son projet d’accord initial,
la direction voulait mettre en place une nouvelle flexibilité.
La flexibilité salariale,elle permet de faire varier, à travers la rémunération des salariés, la masse salariale de l’entreprise. C’est un moyen de répercuter sur les salaires les évolutions des coûts de revient de l’entreprise en fonction de la conjoncture.
La direction voulait rémunérer les salariés en fonction des volumes de charge !!! Les agents seraient payés en appliquant les coefficients d’adaptation à l’horaire des cycles pratiqués et du temps passé au travail.
A chaque baisse, adaptation du cycle de rotation, baisse des salaires, attribution d’une prime, et pour les plus «chanceux ou malheureux», possibilité de faire des heures supplémentaires, toujours si le volume de charge le permet.
En utilisant ces trois types de flexibilité,
la direction souhaitait réduire les coûts de production au maximum.
La CFDT a combattu cette flexibilité débridée.
Nous avons exigé un autre projet d’accord qui protège,
qui garantit, améliore les conditions de travail et fait évoluer la sécurité, l’emploi, la rémunération et les carrières.
Nous avons négocié et obtenu un accord:
-Qui protège mieux et plus longtemps les salariés des aléas du marché.
-Qui donne plus de stabilité aux salaires.
-Qui donne plus de leviers aux membres des commissions de suivi pour influer sur les décisions de la direction.
-Qui respecte les temps de travail prévus dans l’accord CAP 2013 et les diminue, dans certains cas, tout en conservant une rémunération au coefficient C5 du continu.
-Qui concilie salaire et qualité de vie.
Cet accord est un solide amortisseur social pour passer les périodes de crise.
Quand la chute des commandes nous percute de plein fouet, quand les tonnes ne sont plus au rendez-vous, nous avons besoin de garanties sociales pour passer le mieux possible ces périodes de crise. Car, au risque de bousculer certaines croyances bien ancrées et entretenues dans notre département :
ce n’est pas un accord qui impose l’adaptation ;
c’est la charge qui définit les rythmes de travail.
Ce qui va s’appliquer du 1er septembre 2011 au 31 décembre 2015
- Changements de régimes possibles
Le nombre de postes de travail à réaliser par agent sur la période d’annualisation est calculé sur la base du temps de travail de chaque régime horaire de travail (5 - 4 ou 3 équipes), au prorata du temps passé au cours de l’année dans chacun des régimes de travail.
Le nombre de jours de JRTT est recalculé, arrondi au JRTT supérieur.
Autre possibilité d’adaptation, la rotation 5-1, 4-1, 4-2, 3-1 etc…
-Seuils de basculement et maintien dans un régime
Le seuil de basculement entre 3 et 4 équipes ou entre 4 et 5 équipes correspond à 20 postes. Niveau apprécié sur les 3 mois à venir.
En cas de changement du régime de base, la durée minimale de maintien dans le nouveau régime de travail est de deux mois.
Le délai de prévenance, avant changement d’organisation, sera au minimum de 21 jours.
-Adaptation conjoncturelle du régime de travail, maintien de la rémunération
Les parties signataires s’entendent sur le maintien de la rémunération associée au régime continu 5 équipes. Ce maintien est réalisé même si la ligne ou l’activité baisse en régime de travail, aussi bien vers le régime de travail 4 équipes que vers le régime de travail 3 équipes.
Le passage à la rémunération sera réalisé à partir des coefficients d’adaptation à l’horaire de travail applicables aux salariés suite à la mise en œuvre de l’accord Statuts Collectifs.
-Maintien structurel dans un régime de travail, définition de «structurel»
Durant 6 mois consécutifs, s’il y a constat qu’aucun poste supplémentaire de production sur la ligne n’a été réalisé sauf dans le cas de poste supplémentaire causé par un incident de la ligne sur la même semaine et aucun changement de régime de travail de base n’a été opéré.
La rémunération sera adaptée au régime de travail pratiqué.
Au moment de la mise en œuvre de cet accord, en cas de constat pour une ligne ou une activité que durant 6 mois écoulés aucun poste supplémentaire de production n’a été réalisé et qu’aucun changement de régime de travail de base n’a été opéré, la rémunération des salariés, attachés à cette ligne ou activité, sera celle associée au régime pratiqué au 31 août 2011.
-Modalités d’adaptation de la rémunération
Mise en place d’un aléa dégressif linéaire sur une durée de 1 an (l’impact mensuel sera égal au 12e de l’écart de rémunération entre les 2 régimes).
La rémunération des salariés d’une ligne en régime 3 équipes sera maintenue au même niveau que celle du régime 4 équipes.
-Retour à une rémunération associée au régime continu
Pendant que l’aléa dégressif est en cours, dès que 6 postes supplémentaires de production sont réalisés sur la ligne sur une période de 3 mois ou que 12 postes supplémentaires de production sont réalisés sur une année.
Avant que la rémunération ne soit portée au niveau de la rémunération associée au régime continu, les postes réalisés donneront lieu à majoration liée aux contraintes de travail.
Si une équipe complète est appelée sur une autre ligne en postes supplémentaires (cas des équipes polyvalentes), le nombre de postes supplémentaires, réalisés sur l’autre ligne, est cumulé avec les postes supplémentaires de la ligne d’origine.
-Mesure de raccordement
Pour les salariés qui bénéficient, au 31 août 2011, de l’accord TF, la détermination de l’aléa sera reconstituée sur la base du régime continu au 31 août.
Si mise en œuvre d’un aléa, il ne sera appliqué qu’au plus tôt le 1er janvier 2012.
-Spécificité liée à l’accord d’harmonisation de statuts collectifs
Pour les salariés du périmètre ex-AMAL Florange (hors Packaging), l’application de l’aléa sera à hauteur de 6,9 % de la rémunération du régime continu.
-Cas des activités transversales
Pour des activités transversales, les salariés seront traités, du point de vue rémunération, comme la ligne où ils sont affectés. Les polyvalents seront traités avec la rémunération de la ligne au meilleur niveau de rémunération parmi les lignes où ils exercent leur activité.
-Les postes hors cycle et les postes disponibles
Un poste supplémentaire de production se caractérise par la présence de l’effectif nécessaire pour la production de la ligne en marche normale. Seront également appelés postes supplémentaires de production, tous postes appelés pour lesquels cet effectif est présent, bien que la mission majeure de prestation ne soit pas remplie.
Par opposition, les postes supplémentaires de non-production sont caractérisés par un appel à un nombre restreint de salariés d’une équipe.
Les postes supplémentaires ne donnent pas lieu au paiement des majorations pour contraintes de travail quand le salaire est fixé en continu, alors que la ligne ou l’activité est dans un régime de travail différent du continu.
-Postes supplémentaires de production, nombre maximal des postes:
Sur un trimestre, il peut être fait appel en moyenne jusqu’à 5 postes supplémentaires de production et par agent. Pour faire face aux variations plus ponctuelles, un maximum de 6 postes supplémentaires de production peut être demandé par trimestre et par agent dans le respect du seuil maxi de 20 postes sur l’année.
Un droit à absence autorisée rémunérée, équivalente à 1 poste, sera attribué à chaque salarié ayant atteint ce nombre de 5. Ce droit sera géré par le salarié. Il doit être récupéré, au plus tard, au cours du trimestre suivant et en tout état de cause, sur l’année en cours.
Le poste 2 du dimanche ne pourra pas être utilisé en production. Dans la même semaine, il ne sera pas programmé à la fois des postes supplémentaires de production et des postes disponibles pour manque métal.
-Gestion des postes supplémentaires réalisés et traitement de fin de période
Le temps de travail annuel n’est pas augmenté. Les postes supplémentaires de production alimentent un compteur collectif annuel qui repart à 0 en début de chaque année.
Au-delà de la valeur de 5 de ce compteur, deux cas sont possibles :
- En deçà de 16 postes supplémentaires de production réalisés sur l’année par le salarié, les postes supplémentaires alimenteront alternativement le compteur collectif et le compteur salarié. L’alternance commencera par le compteur salarié.
- A partir du 16e poste supplémentaire de production, les postes réalisés alimenteront le compteur salarié.
Les postes supplémentaires de production du compteur salarié ont vocation à être récupérés au cours de l’année et ne donneront pas lieu à paiement en cours d’année.
Les postes au compteur collectif seront utilisés en planification collective.
A l’issue de l’année, les postes de compteur collectif restant alimentent le CET employeur dans les limites légales de celui-ci. Les autres postes du compteur collectif et les postes supplémentaires de production du compteur salarié seront mis en CET salarié (CETS).
-Délai de prévenance
Versement d’une prime équivalente à 1 ou 2 heures en cas d’annulation des postes supplémentaires de production, dans les mêmes délais de prévenance que ceux de l’accord de groupe.
-Postes supplémentaires de non-production
Les postes supplémentaires de non-production seront faits au-delà de la surveillance par appel au volontariat, en tenant compte des compétences nécessaires.
Tous les postes supplémentaires de non-production peuvent, au choix du salarié, donner lieu à paiement au cours du mois de leur pointage ou à récupération à son initiative.
Il sera attribué une prime de 130 € pour chaque poste supplémentaire de non-production réalisés.
Les postes restant en fin d’année peuvent, au choix du salarié, donner lieu à paiement ou à la mise en CET salarié (CETS).
La direction s’engage à rechercher les solutions afin de limiter au minimum le nombre de ces postes (postes de surveillance notamment) et à veiller à un meilleur partage de ces postes entre salariés. On visera un maximum de 12 postes par agent pour l’année.
-Postes disponibles
Les postes disponibles sont à limiter par la mise en œuvre des changements d’organisation.
Les postes supplémentaires constituant le compteur collectif servent, prioritairement, à gérer collectivement les postes disponibles, tout comme le CET employeur.
Les postes disponibles peuvent être utilisés pour le travail participatif, la formation, la réalisation des EP, puis faire l’objet de prise de CP, de JRTT ou d’heures de récupération.
-Autres dispositions, gestion et parcours des salariés
Lors d’un changement de régime de travail à la baisse, des agents peuvent être détachés temporairement, en priorité, sur d’autres lignes ou activités du secteur Finishing ou du site. Ces détachements seront faits en priorité par appel à des volontaires.
Les détachements feront l’objet d’accompagnements spécifiques (parcours professionnels).
-Traitement de la période de transition en fin 2011:
Appel de 5 postes par agent au maximum (postes supplémentaires de production).
Compteur collectif de postes supplémentaires de production avec une limite à 5.
Les heures supplémentaires restantes, à fin août 2011, seront gérées comme les années antérieures, c’est-à-dire avec récupération avant la fin de l’année 2011. Si la marche des installations ne permettait pas la récupération, les conditions de traitement de la période écoulée seront celles définies dans le présent accord pour les postes supplémentaires, hormis l’alimentation du CET employeur.
SITUATION DU MARCHE ET MARCHE DES INSTALLATIONS:
Le mois de juillet étant un mois de faible activité, les coûts de production et coûts ajoutés se sont dégradés. Les coûts de maintenance, impactés par l’effet tonnes, ont aussi beaucoup pesé de façon négative sur les résultats des différentes filières de Florange.
En septembre, la Direction annonce viser un fonctionnement au minimum technique des installations en termes de capacité de production. La marche du haut fourneau P6 sera ajustée à celle de l’aciérie. A ce jour, les programmes de production de la coulée continue, qui sont encore en cours d’évaluation, ne devraient pas dépasser les 80 000 tonnes. La Direction annonce même, compte tenu des stocks disponibles, une production de 70 000 tonnes !!!
Pour finir, la Direction précise que le fonctionnement des outils au quatrième trimestre n’est pas encore arrêté et qu’à ce jour, il n’y a pas de consigne d’arrêt du haut fourneau P6.
Suite à ce discours émaillé d’incertitudes, d’obligation de réagir au jour le jour, l’oreille toujours collée sur l’écouteur du téléphone en attente des dernières directives de la BD Nord nébuleuse en termes de marché et d’activité, M. Renaudin nous informe que les réparations essentielles du haut fourneau P3, actuellement à l’arrêt, ont été différées jusqu’au projet de redémarrage de celui-ci. Ces travaux (changement d’un certain nombre de boîte à eau et réfection des coopers) nécessitent 2,5 mois de délais d’exécution.
En résumé, à 9 h du matin, nous sommes dans une situation terrible dans laquelle un arrêt ou un démarrage d’installations reste une éventualité toujours possible et subitement à 11 h, de cette même matinée, dans cette même réunion, nous passons à une vision au trimestre pour effectuer les travaux obligatoires sur le P3 !!!
Pour la CFDT, il n’y aura pas de préparation au démarrage. Comme dans le passé, quand les clients passeront les commandes, tout va s’accélérer,
branle-bas de combat. A la trappe l’entretien, la pérennité des outils, la formation, etc…Il va falloir produire, produire beaucoup et vite et une fois les stocks reconstitués, nous subirons à nouveau les contraintes d’imposition de CP, JRTT, vidage des compteurs, chômage etc…
Les arrêts et redémarrages se font en cascade en fonction de la demande, sans vision industrielle et sociale. Florange et Liège sont les deux sites les plus impactés par cette stratégie de destruction des outils et des hommes.
En même temps que nous subissons à l’extrême les répercussions de la baisse d’activité, l’autre site d’AMAL, situé à Dunkerque, n’arrive pas à fournir la demande.
En même temps que des décideurs inconscients condamnent notre filière liquide en la maltraitant faute d’y amener les volumes de production capable de garantir un fonctionnement minimum de sécurité, nous recevons 115 000 tonnes de brames par mois de Dunkerque !!!
Faute d’arguments contraires il n’y a pas eu de débat suite à cette intervention et comme seule réponse, la Direction nous a donné rendez-vous au CE de septembre dans lequel promis – juré, nous aurons plus d’informations.
PACKAGING
Pour les salariés Packaging ou directement impactés par la baisse d’activité du Packaging (IC, ETAM, Jours et postés), l’adaptation à la charge se fera :
– Par la fermeture les 2, 9, 16, 23 et 30 septembre 2011 (avec fermeture self Ebange).
– Par le positionnement, si nécessaire, de postes d’arrêts complémentaires pour chaque outil en fonction des postes creux identifiés.
Compte-tenu des campagnes DWI, certains arrêts positionnés les vendredis pourront être décalés aux lundis.
Pour l’ensemble des autres salariés de jour du site de Florange (IC et ETAM) : Fermeture le vendredi 16 septembre 2011. (avec fermeture des 3 selfs)
Ces mesures seront réalisées par : La récupération des heures des compteurs (HS, RC, Astreinte, Kform 2010/2011), la prise de congé, la prise de JRTT et anticipation des JRTT de T4 si nécessaire.
Il sera proposé aux salariés dont les compteurs (CP, HS, RC, Astreinte, KForm), ne permettent pas de couvrir les périodes de fermetures, les actions suivantes : Activités dans d’autres secteurs de l’entreprise ; Formations aux outils et aux métiers, notamment pour les salariés récemment arrivés ; Renfort dans les équipes de maintenance du Finishing ; Reprise d’activités de co-traitance ; Sécurité des installations si besoin et compétence acquise,
Proposition à quelques salariés, sur la base du volontariat, des détachements temporaires sur d’autres lignes ou activités (polycompétence).
La CFDT est intervenue, une nouvelle fois, sur la situation catastrophique du Packaging. Le carnet de commande n’a jamais été aussi bas, 50% des prévisions et ce chiffre ne cesse de baisser. Parmi d’autres facteurs, la politique d’augmentation des prix pénalise cette filière. Et encore une fois, ce sont encore les salariés qui vont faire les frais de la rentabilité des actionnaires.
T4 : RETOUR DU CHOMAGE PARTIEL
Au vu des prévisions de charge pour le T4, la Direction de Florange a interpellé la coordination France afin de préparer une demande d’APLD (activité partielle de longue durée).
La CFDT a voulu savoir qui serait concerné par cette demande. La Direction ne répond pas clairement : «Le Packaging c’est sûr. Mais pour le Primary, nous ne savons pas encore».
Aux grands maux, les grands remèdes. La Direction nous ressort les recettes qui ont fait leur preuve en 2009 et qui nous ont permis, rappelons-le, de traverser la crise mieux que certains.
Et à nouveau, c’est Florange qui trinque !!!
Ce qui pouvait être compréhensible en 2009 ne l’est plus du tout aujourd’hui. La situation dans laquelle se retrouve notre établissement est essentiellement due à la politique commerciale du groupe.
Nos dirigeants sont prêts à tout pour maintenir leurs marges sur le Packaging et la variable d’ajustement pour y parvenir n’est autre que le salarié de Florange.
Pour la CFDT c’est inadmissible, c’est directement le pouvoir d’achat des travailleurs qui est impacté et cela en toute impunité.
En septembre, la Direction annonce viser un fonctionnement au minimum technique des installations en termes de capacité de production. La marche du haut fourneau P6 sera ajustée à celle de l’aciérie. A ce jour, les programmes de production de la coulée continue, qui sont encore en cours d’évaluation, ne devraient pas dépasser les 80 000 tonnes. La Direction annonce même, compte tenu des stocks disponibles, une production de 70 000 tonnes !!!
Pour finir, la Direction précise que le fonctionnement des outils au quatrième trimestre n’est pas encore arrêté et qu’à ce jour, il n’y a pas de consigne d’arrêt du haut fourneau P6.
Suite à ce discours émaillé d’incertitudes, d’obligation de réagir au jour le jour, l’oreille toujours collée sur l’écouteur du téléphone en attente des dernières directives de la BD Nord nébuleuse en termes de marché et d’activité, M. Renaudin nous informe que les réparations essentielles du haut fourneau P3, actuellement à l’arrêt, ont été différées jusqu’au projet de redémarrage de celui-ci. Ces travaux (changement d’un certain nombre de boîte à eau et réfection des coopers) nécessitent 2,5 mois de délais d’exécution.
En résumé, à 9 h du matin, nous sommes dans une situation terrible dans laquelle un arrêt ou un démarrage d’installations reste une éventualité toujours possible et subitement à 11 h, de cette même matinée, dans cette même réunion, nous passons à une vision au trimestre pour effectuer les travaux obligatoires sur le P3 !!!
Pour la CFDT, il n’y aura pas de préparation au démarrage. Comme dans le passé, quand les clients passeront les commandes, tout va s’accélérer,
branle-bas de combat. A la trappe l’entretien, la pérennité des outils, la formation, etc…Il va falloir produire, produire beaucoup et vite et une fois les stocks reconstitués, nous subirons à nouveau les contraintes d’imposition de CP, JRTT, vidage des compteurs, chômage etc…
Les arrêts et redémarrages se font en cascade en fonction de la demande, sans vision industrielle et sociale. Florange et Liège sont les deux sites les plus impactés par cette stratégie de destruction des outils et des hommes.
En même temps que nous subissons à l’extrême les répercussions de la baisse d’activité, l’autre site d’AMAL, situé à Dunkerque, n’arrive pas à fournir la demande.
En même temps que des décideurs inconscients condamnent notre filière liquide en la maltraitant faute d’y amener les volumes de production capable de garantir un fonctionnement minimum de sécurité, nous recevons 115 000 tonnes de brames par mois de Dunkerque !!!
Faute d’arguments contraires il n’y a pas eu de débat suite à cette intervention et comme seule réponse, la Direction nous a donné rendez-vous au CE de septembre dans lequel promis – juré, nous aurons plus d’informations.
PACKAGING
Pour les salariés Packaging ou directement impactés par la baisse d’activité du Packaging (IC, ETAM, Jours et postés), l’adaptation à la charge se fera :
– Par la fermeture les 2, 9, 16, 23 et 30 septembre 2011 (avec fermeture self Ebange).
– Par le positionnement, si nécessaire, de postes d’arrêts complémentaires pour chaque outil en fonction des postes creux identifiés.
Compte-tenu des campagnes DWI, certains arrêts positionnés les vendredis pourront être décalés aux lundis.
Pour l’ensemble des autres salariés de jour du site de Florange (IC et ETAM) : Fermeture le vendredi 16 septembre 2011. (avec fermeture des 3 selfs)
Ces mesures seront réalisées par : La récupération des heures des compteurs (HS, RC, Astreinte, Kform 2010/2011), la prise de congé, la prise de JRTT et anticipation des JRTT de T4 si nécessaire.
Il sera proposé aux salariés dont les compteurs (CP, HS, RC, Astreinte, KForm), ne permettent pas de couvrir les périodes de fermetures, les actions suivantes : Activités dans d’autres secteurs de l’entreprise ; Formations aux outils et aux métiers, notamment pour les salariés récemment arrivés ; Renfort dans les équipes de maintenance du Finishing ; Reprise d’activités de co-traitance ; Sécurité des installations si besoin et compétence acquise,
Proposition à quelques salariés, sur la base du volontariat, des détachements temporaires sur d’autres lignes ou activités (polycompétence).
La CFDT est intervenue, une nouvelle fois, sur la situation catastrophique du Packaging. Le carnet de commande n’a jamais été aussi bas, 50% des prévisions et ce chiffre ne cesse de baisser. Parmi d’autres facteurs, la politique d’augmentation des prix pénalise cette filière. Et encore une fois, ce sont encore les salariés qui vont faire les frais de la rentabilité des actionnaires.
T4 : RETOUR DU CHOMAGE PARTIEL
Au vu des prévisions de charge pour le T4, la Direction de Florange a interpellé la coordination France afin de préparer une demande d’APLD (activité partielle de longue durée).
La CFDT a voulu savoir qui serait concerné par cette demande. La Direction ne répond pas clairement : «Le Packaging c’est sûr. Mais pour le Primary, nous ne savons pas encore».
Aux grands maux, les grands remèdes. La Direction nous ressort les recettes qui ont fait leur preuve en 2009 et qui nous ont permis, rappelons-le, de traverser la crise mieux que certains.
Et à nouveau, c’est Florange qui trinque !!!
Ce qui pouvait être compréhensible en 2009 ne l’est plus du tout aujourd’hui. La situation dans laquelle se retrouve notre établissement est essentiellement due à la politique commerciale du groupe.
Nos dirigeants sont prêts à tout pour maintenir leurs marges sur le Packaging et la variable d’ajustement pour y parvenir n’est autre que le salarié de Florange.
Pour la CFDT c’est inadmissible, c’est directement le pouvoir d’achat des travailleurs qui est impacté et cela en toute impunité.
jeudi 4 août 2011
INFO FLASH: LE HFX P3 DE FLORANGE A L'ARRET AU 2éme SEMESTRE 2011:
La direction générale du sidérurgiste ArcelorMittal à Liège a annoncé jeudi matin à son personnel et aux partenaires sociaux le maintien à l'arrêt de la phase liquide pour le quatrième trimestre 2011 sur Liége ainsi que le maintient à l'arrêt du HFX P3 de Florange.
Mis à l'arrêt, comme annoncé de longue date, au début du mois d'août pour des opérations de maintenance et d'investissements, le haut-fourneau d'Ougrée (HFB) ne redémarrera donc pas comme prévu en septembre.
La coulée continue de l'aciérie de Chertal et l'usine d'agglomération resteront donc également à l'arrêt. Le laminoir à chaud de Chertal (alimenté depuis Dunkerque), la Cokerie et l'ensemble de la phase à froid ne sont pas touchés.
"Ce n'est pas une nouveauté, ArcelorMittal doit constamment s'adapter au marché et à la demande d'acier", souligne le porte-parole de l'entreprise, Etienne Botton. "Or, on ne constate pas d'évolution significative de cette dernière et l'entreprise a suffisamment de capacité de production en service pour satisfaire la demande. Il n'y aura donc pas de redémarrage à Liège ni à Florange, sauf évolution significative de la demande."
Mis à l'arrêt, comme annoncé de longue date, au début du mois d'août pour des opérations de maintenance et d'investissements, le haut-fourneau d'Ougrée (HFB) ne redémarrera donc pas comme prévu en septembre.
La coulée continue de l'aciérie de Chertal et l'usine d'agglomération resteront donc également à l'arrêt. Le laminoir à chaud de Chertal (alimenté depuis Dunkerque), la Cokerie et l'ensemble de la phase à froid ne sont pas touchés.
"Ce n'est pas une nouveauté, ArcelorMittal doit constamment s'adapter au marché et à la demande d'acier", souligne le porte-parole de l'entreprise, Etienne Botton. "Or, on ne constate pas d'évolution significative de cette dernière et l'entreprise a suffisamment de capacité de production en service pour satisfaire la demande. Il n'y aura donc pas de redémarrage à Liège ni à Florange, sauf évolution significative de la demande."
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